Maurice, l’étoile et la clé de l’Océan Indien. Un territoire isolé du monde, moyen de s'isoler pour certains, de se ravitailler pour d'autres, et selon les époques Un microcosme à elle toute seule, cette île, où il se serait passé plusieurs faits étranges. Mythes ou vérités? A vous d'en juger.
De nombreux indices veulent nous faire croire que certains pirates ou corsaires sillonnant les mers se sont délestés de leurs butins a l’île Maurice. Par exemple le corsaire français Robert Surcouf (1773-1827), surnommé "Roi des corsaires" par ses pairs du fait de ses faits d'armes extraordinaires, notamment la prise du navire anglais "Kent" en 1800, avec son navire de toujours, "La Confiance", beaucoup plus petit. Surcouf était si riche qu'il avait fait recouvrir le sol de sa maison par des napoléons en or. L'empereur, lors de sa visite, lui fit remarquer qu'il trouvait indécent qu'on lui marche ainsi sur la figure. « Qu'à cela ne tienne, Sire », lui rétorqua Surcouf, « je les ferai poser sur la tranche ». On dit que Surcouf, ne voulant pas partager un butin avec les autorités françaises en Isle de France, jeta dans la baie de Port Louis trois barriques pleines d'or, qu'on ne retrouva jamais.
D'autres trésors se cacheraient sur l’île et certains sont prêts à tout pour les retrouver, comme M. Espérance Bécherel et son père avant lui, qui fouille depuis un demi-siècle la baie du Tombeau à la recherche de pièces d'or, sans succès.
Vagor Limock recherche lui un trésor à Rodrigues:
Le "Verelst" abriterait des diamants:
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Affabulations ou faits véridiques ? | Le Mauricien
Un bateau anglais, le Verelst, qui a fait naufrage sur les récifs en face de Poudre-d'or et a sombré dans la nuit du 24 au 25 avril 1771 aurait-il réellement eu dans ses calles des coffres ...
http://www.lemauricien.com/article/affabulations-ou-faits-veridiques
Au XVIIIeme siècle, Etienne Louis Bottineau et son disciple Feillafé choisissent les hauteurs de la Montagne Longue pour établir leur observatoire. Ils sont alors les inventeurs de la nauscopie, un art qui permet de détecter des navires à l'oeil nu à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde. Ainsi les deux Français firent des dizaines de prédictions dont un très fort pourcentage s’avéra correct. Ils avaient alors attiré la curiosité de toute l’île. Le 22 Novembre 1810, Feillafé alerta les autorités à propos d'une flotte de navires anglais partis de Rodrigues, à plus de 500 km de la, voguant en direction de Maurice. Malheureusement, il fut emprisonné pour nouvelles alarmistes. Deux jours plus tard, les Anglais débarquèrent au Nord de l’île et s'en emparèrent. Feillafé fut libéré par les Anglais et rentra en France pour retrouver Bottineau et approfondir les recherches sur la nauscopie. Les deux hommes moururent sans jamais léguer leur secret à qui que ce soit. Aujourd'hui encore, on s'interroge quant à la valeur de cette "science".
Derrière cette magnifique et populaire péninsule, la montagne du Morne cache une histoire accablante, gravée à jamais dans la mémoire des Mauriciens. Le Morne fut utilisé comme refuge par les esclaves en fuite. Refusant de continuer à être maltraités, ils escaladèrent les versants abrupts de la montagne, presque inaccessibles et couverts de forêt. La montagne se trouve qui plus est dans une zone peu explorée par les colons a l’époque.
Ils se réfugièrent dans les grottes au sommet de la montagne et malgré les conditions difficiles auxquelles ils avaient à faire face, surtout le manque de nourriture, ils préféraient être libre.
Lorsque l'abolition de l'esclavage fut officiellement annoncée au dix-neuvième siècle, les troupes de soldats furent forcées de se déployer pour propager la nouvelle. Les voyants accoster la montagne, les esclaves pensèrent que l'armée avait pour mission de les ramener dans leur enfer. Ils ne pouvaient se résoudre à retourner vivre leur vie de misère.
L'histoire raconte que dans un dernier effort, ils escaladèrent la montagne a son plus haut sommet et, les yeux rivés en direction de leur terre natale, ils se jetèrent les uns après les autres, espérant trouver ainsi la délivrance.
On dit que depuis ce temps, certains soirs de pleine lune, dans la nuit calme, on entend des bruits bizarres au pied de la montagne du Morne. Des voix de femmes pleurant et chantant des mélodies déchirantes dans une langue inconnue. Des cris perçant et des sons tels de lourdes chaines péniblement traînées.
Les villageois vous diront que se sont les âmes des esclaves marron qui errent encore au pied de la montagne, en attendant la délivrance. Déclarée patrimoine mondial de l'UNESCO, la montagne du Morne symbolise la souffrance de ce peuple enchaîné de leur lutte pour la liberté et de leur sacrifice.
Le Morne, la liberté des esclaves
Santosha fait partie de ce qu'on appelle les utopies. Un endroit imaginaire, parfait, sans souci, pour les surfeurs Une vague parfaite qui n'attend que d’être domptée. Santosha faisait rêver tous les adeptes du surf au milieu du XXeme siècle.
Le surfer Larry Yates réalisa un film, "The forgotten island of Santosha", en 1974, mettant pour la première fois en image ce paradis imaginaire. Durant des décennies, il refusa de communiquer l'endroit du spot ou le documentaire fut tourné pour le protéger d'une abondance subite de riders, mais aussi pour en garder la quasi-exclusivité. Il admit plus tard qu'il s'agissait en fait d'images tournées a la baie de Tamarin, à l'Ouest de Maurice.
Ce spot servi donc à alimenter les rêves de centaines de surfeurs pendant des années.
Voici un extrait du film: