Ilha Do Cerne
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Les propriétés sucrières

Les propriétés sucrières

L'industrie sucrière mauricienne a connu une évolution constante et a toujours suivi le rythme des changements technologiques. En 1801, 60 sucreries ont produit plus de 3000 tonnes de sucre. Le moulin à canne ensuite utilisé était connu sous le nom de "frangourine". L'industrie est basée sur l'intensification du travail. Sous le gouvernement de Sir Robert Farquhar, l'industrie sucrière a connu une évolution considérable et, en 1820, 106 moulins étaient en activité sur toute l'île. L'utilisation de la machine à vapeur à la place des animaux de trait a sans aucun doute augmenté la production.

Le développement a progressé à un rythme soutenu et en 1858, on comptait 259 usines, le plus grand nombre jamais enregistré. La production de sucre avoisine alors les 130.000 tonnes. Les trente années qui ont suivi n'ont pas apporté de changements importants à l'industrie sucrière. La production de sucre a stagné autour des 130.000 tonnes annuelles même si le nombre d'usines a diminué, passant de 259 à 124 en 1891.

Une épidémie de paludisme associé à des conditions climatiques défavorables conduisirent à l'abandon de plantations entières situées dans la ceinture côtière. Ces déboires ont forcé les planteurs et meuniers à améliorer les techniques de culture et de fabrication. Ces progrès techniques et la mise en place d'institutions telles que la "Société Des Chimistes" et la Mauritius Sugarcane Industry Research Institute (MSIRI) ont contribué aux progrès réalisés dans l'industrie. En 1973, l’île Maurice exporte ainsi 841768 tonnes de sucre. L'industrie sucrière mauricienne apparaît alors comme l'une des plus efficientes du monde puisqu'elle parvient a extraire près de 90% du sucrose de la canne. En 1983, 21 domaines sucriers détiennent 55% des terres sous canne, et ont un rendement d'environ 32 tonnes par arpent (0,42 ha), tandis que les 45% restants, appartenant aux petits planteurs, ont un rendement de 22 tonnes par arpent. Dans le cadre du nouvel ordre économique mondial, l'industrie du sucre est condamnée à être compétitive pour survivre. L'utilisation optimale de toutes les ressources disponibles, à savoir humaines, financières, matérielles et techniques est donc essentielle. L'objectif principal est d'accroître la productivité tant au niveau des champs qu'à l'usine et, dans le même temps, de diversifier son économie dans des secteurs productifs tels que la production d'électricité à partir de la bagasse, la production d'éthanol à partir de la mélasse et ainsi de suite. Afin de réaliser cet exploit, il y a eu une importante restructuration de l'industrie sucrière mauricienne. Le plan de retraite volontaire (VRS) est l'un des aspects importants du plan stratégique du secteur sucrier et avec sa mise en œuvre, le nombre d'usines à sucre a été réduit à 11, mais la production de sucre devrait augmenter.

La production de sucre représente 569000 tonnes de sucre, 144000 tonnes de mélasse et 1760 GWh d'électricité en 2000 (77000 ha cultivés), contre 435000 tonnes de sucre, 138000 tonnes de mélasse et 2700 GWh d'électricité en 2011 (56600 ha cultivés).

Les propriétés sucrières
Ci-dessus, les ruines de l'usine de Belle Mare

Ci-dessus, les ruines de l'usine de Belle Mare

Coupe manuelle et mécanique Coupe manuelle et mécanique
Coupe manuelle et mécanique

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Usine de Beau Plan

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Usine de Constance La Gaieté

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Cheminée de Forbach

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Les propriétés sucrières
Usine de Médine
Usine de Médine

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Usine de Mon Loisir

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